L'allocation minimale et la partie fixe des allocations d'assurance chômage sont revalorisées de 0,6% à partir du 1er juillet 2013.

A l'issue de sa réunion du 27 juin 2013, le Conseil d'administration de l'Unédic a décidé une revalorisation  de 0,6% de l'allocation minimale et de la partie fixe de l'aide au retour à l'emploi (ARE).

Cette revalorisation concerne 66,2% des demandeurs d'emploi indemnisés par l'assurance chômage au 1er juillet 2013, soit environ 1.576.000 personnes.

Ainsi depuis le 1er juillet, l'allocation minimale passe à 28,38 euros par jour contre 28,21 euros. La partie fixe de l'ARE passe à 11,64 euros par jour indemnisé contre 11,57 euros. Elle s'ajoute à la partie proportionnelle de l'allocation qui équivaut à 40,4% de l'ancien salaire. En outre, le seuil minimal de l'ARE versé au demandeur d'emploi en formation est fixé à 20,34 euros par jour.

Cette revalorisation s'applique aux allocations servies en métropole, dans les départements d'outre-mer, dans les collectivités de Saint-Martin et Saint-Barthélémy ainsi qu'à Saint-Pierre et Miquelon.

Le coût pour l'Assurance chômage pour le deuxième semestre 2013 et l'année 2014 est de l'ordre de 52,5 millions d'Euros.

Par ailleurs, selon un rapport du médiateur de Pôle emploi, portant sur l'année 2012, près de 812 millions d'euros ont étés versés par erreur à des demandeurs d'emploi. Ces versements erronés résultent de périodes de travail non déclarées, ou déclarées trop tard, par les inscrits à Pôle emploi ou d'erreurs lors du calcul des droits par les agents de Pôle emploi.

"Info-plus" L'aide au retour à l'emploi (ARE)

La durée de bénéfice de cette aide dépend de la durée d'activité du demandeur d'emploi à la fin de son contrat de travail. Ainsi son versement dépend de la durée d'affiliation du demandeur au cours des 28 mois précédant la fin de son contrat, s'il est âgé de moins de 50 ans, et des 36 derniers mois, s'il est âgé de 50 ans et plus.

Tout intéressé peut prétendre à cette aide dès lors qu'il a travaillé au minimum 122 jours(ou 610 heures) au cours des 28 ou 36 derniers mois. Ces 4 mois de travail ne sont pas nécessairement continus. En outre, la personne ne doit pas avoir quitté volontairement son emploi.

La durée d'indemnisation ne peut être inférieure à 4 mois ni supérieure à 2 ans, si le demandeur d'emploi est âgé de moins de 50 ans à la date de fin de son contrat, ou supérieure à 3 ans, s'il est âgé de 50 ans et plus.

La loi de sécurisation de l'emploi, transcription de l'ANI du 11 janvier 2013, prévoit que les droits à l'allocation d'assurance non épuisés, issus de périodes antérieures d'indemnisation, soient pris en compte, en tout ou partie, dans le calcul de la durée et du montant des droits lors de l'ouverture d'une nouvelle période d'indemnisation. Cette loi crée alors, undroit rechargeable à l'assurance chômage, dont les modalités et paramètres doivent être définis d'ici septembre 2013, par la convention d'assurance-chômage négociée entre partenaires sociaux et gestionnaires de l'Unédic.